La terminologie du Linéaire Z

La description du mécanisme d’une écriture syllabique qui prétend s’affranchir de toute référence alphabétique implique l’omission de certains mots comme consonne, voyelle, accent, etc… On leur a préféré des termes simples et imagés, offrant des propriétés mnémotechniques stimulantes.

Phonogramme : unité graphique. Signe du Linéaire Z dont la lecture à haute voix produit un son, un phone.

Phone : unité phonétique. Son produit par la lecture à haute voix d’un phonogramme.

Phone porté : phone composé d’une porte et d’une chambre.

Porte : son du langage caractérisé par la présence d’un obstacle dans le conduit vocal.

Phone camérique : phone dépourvu de porte, constitué d’une chambre seule.

Chambre : son du langage impliquant le libre écoulement de l’air expiré à travers le conduit vocal.

Altération : signe diacritique accolé à un phonogramme dont la prononciation est alors modifiée.

Phonogramme altéré : phonogramme flanqué d’une ou plusieurs altérations.

Altération terrestre : altération placée en dessous du phonogramme qui modifie la prononciation de la porte du phone.

Pied : altération terrestre, chevron placé au dessous du phonogramme. Le pied durcit de la porte du phone. Dans six cas sur huit, l’action du pied revient à dévoiser la porte douce (sonore) pour en faire une porte dure (sourde).

Altération aérienne : altération placée au dessus du phonogramme qui modifie la prononciation la chambre du phone. Les altération aériennes sont la main qui nasalise la chambre, les têtes simple et aigüe qui la vocalisent et la tête plate qui la comprime.

Altération latérale : altération placée devant ou derrière un phonogramme, voire entre deux phonogrammes

Queue : altération latérale, chevron accolé placé derrière un phonogramme. La queue abrège le phone. Elle rend muette la chambre e, qui alors n’est pas ou peu prononcée. La queue ne peut être utilisée qu’en fin de mot.

Flèche : altération latérale. Chevron accolé devant le phonogramme. La flèche indique une inversion du sens de lecture : la chambre est prononcée avant la porte. La pertinence de la flèche dans le matériel mécanique du Linéaire Z est, encore aujourd’hui, âprement discutée. D’aucuns prétendent toujours qu’elle remettrait en cause la nature syllabique du Linéaire Z. En fait, cette altération n’est pas strictement indispensable, certains surcodages de l’Acte II en sont d’ailleurs dépourvus. Elle sert surtout à réduire le nombre de phonogrammes nécessaires à l’écriture de certains mots.

Bras : altération latérale spéciale, placé entre deux phonogrammes, il permet l’écriture d’antichambres ou de multiportes.

Antichambre : chambre d’un phone altérée par le bras qui en modifie le timbre par des bruits de friction, une déstabilisation de la période, l’apparition d’une nature transitoire… qui permet l’adjonction d’une chambre supplémentaire à la syllabe.

Multiporte : agglutination de deux, trois, voire quatre portes prononcées consécutivement, sans chambre. Comme l’antichambre, la multiporte s’obtient grâce à l’utilisation du bras.

Transcription : système de notation phonétique basé sur notre alphabet latin créé pour pallier l’hermétisme graphique de l’API (Alphabet Phonétique International). La transcription permet aux francophones alphabètes moyens de visualiser facilement les sons écrits par les phonogrammes.

Semi-transcription : système de notation phonétique intermédiaire où seuls les phonogrammes de base sont transcrits tandis que les altérations conservent leur forme du Linéaire Z.